S’entraîner pour entraider: bilan de l’initiative

Dans le cadre du cours Le Web social (INF 6107) donné à la Téluq, les étudiants doivent monter une initiative sur Internet et la promouvoir en utilisant divers outils disponibles en ligne.  Dans mon cas, l’initiative, lancée à la fin juin 2010, consiste à encourager les gens à prendre part à des défis sportifs associés à des fondations caritatives, ce qui représente notamment une bonne source de motivation pour s’entraîner tout en contribuant à de nobles causes.

Composantes de l’initiative

L’initiative est intitulée S’entraîner pour entraider.  Elle est composée de trois éléments distincts.  Tout d’abord, un site Internet (http://sites.google.com/site/defissportifs/) a été développé sur Google Sites pour expliquer le concept, aborder l’importance de l’activité physique, donner des exemples de défis possibles et proposer une liste de défis à venir en 2010.  Les lecteurs sont d’ailleurs invités à laisser des commentaires s’ils connaissent des défis sportifs associés à des fondations caritatives n’apparaissant pas dans la liste (il y a une section « commentaires » sur la page Défis sportifs à venir et une adresse courriel a aussi été instituée spécialement pour l’initiative : entrainerentraider@gmail.com).

Outre le site Internet, le groupe S’entraîner pour entraider a été créé sur Facebook afin de regrouper au même endroit des gens ayant un intérêt pour l’initiative.  Le but est entre autre d’échanger sur les défis auxquels chacun participe, de promouvoir des causes ou de faire des mises à jour sur de nouveaux défis proposés.

Enfin, la catégorie S’entraîner pour entraider – Défis sportifs a été ajoutée à ce blogue (L’univers de Charles Pauzé).  Lorsque des mises à jour sont effectuées sur le site, un billet est rédigé à cet effet.  Puisqu’il est possible de suivre le blogue via un fil RSS et que les billets sont automatiquement affichés sur Facebook grâce à l’outil RSS Graffiti, il est ainsi plus facile d’informer les gens intéressés par l’initiative.  Des articles sur les défis auxquels je prends part et sur mes expériences personnelles seront également publiés en temps et lieu.

Activités menées

Plusieurs actions ont été entreprises au cours des dernières semaines afin de faire connaître l’initiative.  Voici un bref résumé de ce qui a été fait, en ordre chronologique :

Activités initiales

  1. Mise en ligne du site S’entraîner pour entraider: Le site a été développé sur Google Sites.
  2. Promotion du site sur Facebook: Un lien vers le site a été inséré sur Facebook pour permettre à mes amis de prendre connaissance de l’initiative.  L’illustration ci-dessous montre le message qui a été laissé :
  3. Création du groupe S’entraîner pour entraider et envoi d’invitations à mes amis sur Facebook: Ce groupe réuni tous les gens intéressés par l’initiative au même endroit.  De plus, lorsqu’un contact joint le groupe, ses contacts à lui sont informés, ce qui permet d’atteindre un plus grand bassin de gens.
  4. Rédaction d’un billet sur le blogue L’univers de Charles Pauzé pour présenter l’initiative: Tous les lecteurs qui consultent le blogue sont susceptibles de naviguer dans la catégorie S’entraîner pour entraider.
  5. Capture du lien du site sur Diigo: Cela a permis de promouvoir l’initiative auprès des étudiants du cours et des autres internautes qui pourraient consulter mon profil sur Diigo.  L’image ci-dessous est une copie du lien partagé
  6. Envoi d’un courriel à mes contacts n’étant pas sur Facebook: Puisque certains de mes contacts n’ont pas de compte sur Facebook, un courriel leur a été envoyé pour les inviter à consulter le site

Activités visant à augmenter les statistiques de fréquentation

Après une semaine, les statistiques de fréquentation n’étant pas très concluantes, d’autres activités ont été conduites.

  1. Rédaction d’un billet indiquant que l’événement J’ai vaincu mon Everest aurait bel et bien lieu en 2010: Après avoir contacté la Fondation du cancer du sein du Québec à quelques reprises, puisqu’aucune mention pour l’événement 2010 n’était inscrite sur son site Internet, on m’a confirmé qu’il aurait lieu en septembre et que j’étais informé en grande primeur.  Je n’ai donc pas manqué l’occasion de partager cette nouvelle sur mon blogue, sur Facebook et sur Diigo.
  2. Création d’un blogue sur le site RDS.ca (Réseau des sports) et rédaction d’un billet pour promouvoir l’initiative: Le site Internet du Réseau des sports est très achalandé et une section est dédiée aux internautes désireux de rédiger des blogues traitant de sports.  J’ai donc créé un blogue qui m’a permis de parler de S’entraîner pour entraider.
  3. Création d’un compte Twitter et envoi de messages (tweets) incluant le lien du site S’entraîner pour entraider: Au total, quatre messages ont été publiés.
  4. Référence à l’initiative S’entraîner pour entraider dans un billet traitant d’un autre sujet: Le 16 juillet dernier, j’ai fait référence à l’initiative lors de la rédaction du billet Sur Facebook, malgré moi…, ce qui a peut-être incité des lecteurs à consulter la page.
  5. Réplique à un article du journaliste Frédéric Plante de RDS.ca: Frédéric Plante rédige fréquemment des billets traitant d’événements sportifs impliquant des athlètes amateurs.  Dans son billet La grande traversée, il était question d’un homme qui traverse le Québec à la course à pied pour amasser des fonds pour le cancer.  J’ai donc saisi l’opportunité en faisant allusion à mon initiative.  Voici une copie du commentaire laissé :

Analyse des statistiques de fréquentation

Après quatre semaines d’activités, les statistiques du site principal se résument comme suit (provenance : Google Analytics):

  • 65 visites
  • Temps moyen de 3:28
  • Taux de rebond de 18,46%
  • 252 pages vues
  • 3,88 pages par visite
  • 39 visiteurs uniques

La courbe ci-dessous démontre la fréquence des visites pour la période du 25 juin au 25 juillet 2010.

Nous constatons que la période de pointe se situe au début juillet, c’est-à-dire au moment où l’initiative a été lancée.  Par la suite, les visites ont été relativement stables jusqu’au 23 juillet, moment où j’ai laissé un commentaire sur le billet du journaliste Frédéric Plante (1933 personnes ont lu le billet en trois jours, ce qui offre une belle visibilité à mon commentaire).

En ce qui concerne la provenance géographique des visiteurs, bien que le site ait été promu uniquement au Québec, puisque les défis sportifs proposés sont tous dans cette province et qu’il serait surprenant que des gens de l’étranger se déplacent pour les réaliser, les 65 visites sont tout de même réparties dans trois pays : Canada (2 visites en Ontario, 61 au Québec, majoritairement à Outremont et Montréal), États-Unis (1 visite en Californie) et Allemagne (1 visite à Wolfsburg, 3 pages consultées pour un temps de 20:35…étonnant!)

Parmi les 65 visiteurs, 43,08% ont accédé directement au site (trafic direct), alors que 56,92% proviennent de sites de référence.  Le tableau suivant démontre cette répartition plus en détails (nous voyons que le site de référence le plus bénéfique est Facebook) :

Enfin, le tableau qui suit représente le classement en ordre décroissant des pages visitées sur le site :

Sans surprise, la page d’accueil est la plus visitée, suivie de celle présentant les défis sportifs à venir, l’essence même du site.

Il est intéressant de jeter brièvement un œil sur les statistiques de visites des autres outils utilisés pour promouvoir l’initiative.  Dans certains cas, même si les visiteurs n’ont pas consulté le site principal, ils ont tout de même pu prendre connaissance de son existence et surtout, du message transmis.

  • Catégorie S’entraîner pour entraider du blogue L’univers de Charles Pauzé : 6 visites (notons que les articles sont entièrement publiés sur la page d’accueil lors de leur rédaction, donc les lecteurs peuvent les lire sans cliquer directement sur le lien du billet)
  • Groupe Facebook : 13 abonnés
  • Billet sur mon blogue RDS.ca : 51 visites

Facteurs qui ont pu aider ou nuire à l’initiative

Évidemment, 65 visites en un mois, ce n’est pas énorme, mais c’est un début!  Je prends de plus en plus d’expérience avec le web social et je suis convaincu que si je refaisais l’exercice pour un mois supplémentaire, le nombre de visites augmenterait considérablement.  Tout d’abord, je ne suis pas une personne qui insiste beaucoup de nature.  J’aurais pu opter pour une stratégie plus agressive sur Facebook, c’est-à-dire publier le lien à plusieurs reprises, à intervalles de quelques jours.  Ensuite, j’ai réalisé, lors de la dernière semaine, que le fait d’utiliser des sites très achalandés comme RDS.ca constituait une excellente source de visites potentielles.  Il faudrait donc que je sois plus actif à ce niveau.  J’aurais également pu tenter ma chance directement auprès des fondations caritatives afin qu’elles inscrivent le lien de mon initiative sur leur site.  Après tout, je les aide à trouver des donneurs!  Enfin, je crois que Twitter est un excellent outil, mais je ne l’ai pas réellement exploité.  Mon compte est ouvert depuis seulement une semaine (au moment de rédiger ce bilan) et mon seul abonné est Lonely Planet.  Je n’ai pas eu le temps de déterminer comment faire pour mieux exposer mes tweets.

En revanche, le fait de lancer mon initiative sur Facebook a grandement aidé.  Cela a donné beaucoup de visibilité.  De plus, tel que mentionné dans le paragraphe précédent, j’ai réalisé à quel point il pouvait être bénéfique de montrer ma présence sur les sites achalandés.  Le nombre de visiteurs a grimpé de dix, seulement deux jours après avoir laissé un commentaire sur un billet du journaliste Frédéric Plante.

Conclusion

Pour terminer, même si l’initiative S’entraîner pour entraider a été lancée dans le cadre d’un cours universitaire, je dois admettre que j’ai eu beaucoup de plaisir à la monter et à voir l’évolution du nombre de visiteurs.  De plus, étant une personne qui adore participer à des défis sportifs pour appuyer des causes, j’ai l’intention de poursuivre la mise à jour du site.  Si je peux encourager seulement une personne à réaliser un défi, je pourrai dire que l’initiative a sa raison d’être.

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Digsby, un outil très intéressant!

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Ce billet présente Digsby, un outil très intéressant pour ceux qui fréquentent plusieurs sites reliés aux réseaux sociaux et qui aimeraient tout combiner au même endroit.

En résumé, les trois grandes fonctionnalités du site sont:

  1. Messagerie instantanée: permet de discuter avec des amis qui sont sur AIM, MSN, Yahoo, ICQ, Google Talk et Jabber grâce à une seule liste de contacts facile à gérer.
  2. Notification de courriels: outil de notification de courriels qui alerte lors de l’arrivée de nouveaux messages et qui permet de faire quelques actions, comme supprimer ou rapporter des « Spam ».
  3. Réseau social: outil de réseautage social signalant du nouveau contenu, comme des nouveaux messages, des anniversaires à venir ou des nouvelles photos tout en donnant des informations en direct sur le statut des amis.

Les illustrations suivantes, qui proviennent du site, démontrent très bien ce que Digsby permet de faire. Comme l’expression le dit, une image vaut mille mots!

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  • Plusieurs modèles sont disponibles pour permettre à l’utilisateur de personnaliser ses écrans.

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  • Il y a également beaucoup de thèmes disponibles pour personnaliser les écrans de conversation.

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  • Il est possible de gérer ses comptes de courrier électronique à partir de Digsby.

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  • Digsby permet de rester informé sur ce qui se passe dans les différents réseaux sociaux auxquels l’utilisateur participe (Facebook, Twitter, MySpace et LinkedIn). Il est aussi possible d’ajouter du contenu sur ces sites directement à partir de Digsby.

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  • Il est possible de mettre un « widget » sur un blogue, un site Internet ou un profil pour discuter avec les visiteurs.

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  • Il est aussi possible de tenir plusieurs conversations simultanément.

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  • L’utilisateur peut faire d’autres tâches en répondant à ses amis directement dans les bulles (« popups »).

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  • L’utilisateur peut combiner des contacts. Par exemple, si le même ami a un compte sur ICQ et un autre sur Yahoo, il est possible de les fusionner pour éviter la duplication.

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  • Enfin, une page permet de gérer les activités de l’utilisateur sur le site, notamment pour retrouver facilement d’anciennes conversations.

Il s’agit donc d’un outil parfait pour ceux qui sont actifs sur les différents réseaux sociaux. Plutôt que de devoir parcourir chacun des sites pour voir s’il y a des nouveautés, de consulter tous ses comptes de courriels régulièrement ou d’avoir plusieurs fenêtres ouvertes pour converser avec des amis n’utilisant pas tous le même service de messagerie instantanée, Digsby permet de tout regrouper au même endroit. Bref, un outil facile d’utilisation, concis, bien documenté (pour mieux comprendre son fonctionnement) et très pratique!

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Sur Facebook, malgré moi…

Moi qui était contre Facebook jusqu’à tout récemment, voilà que je suis tombé dans le piège!  Je consulte maintenant mon compte quotidiennement!  Comment ai-je bien pu en arriver là?

J’ai longtemps affirmé, à qui voulait bien l’entendre, que je n’avais pas de temps pour un site comme Facebook, que mes amis, je les voyais en personne et que je ne tenais pas nécessairement à entrer en contact avec d’anciennes connaissances, juste pour le plaisir de collectionner des « amis ».  David Lobjoie, dans son billet intitulé Peut-on ne pas aimer Facebook?, résume bien le tout: « comment peut-on avoir autant « d’amis » et surtout entretenir de vraies relations avec eux d’humain à humain, en passant autant de temps à mettre son profil à jour, en s’ajoutant des applications et en répondant à tous les messages reçus assis devant son ordinateur? »

Après quelques années de bataille « acharnée » et d’obstination quasi totale (j’avais tout de même déjà un compte Facebook que je consultais très occasionnellement), j’ai réalisé que je n’étais pas toujours au courant de ce qui se passait dans la vie de mes amis et que je manquais même certains événements palpitants.  La raison?  Tout avait été discuté sur Facebook!  Même ma sœur, qui n’utilisait pas encore d’ordinateur à l’automne 2009, était rendue, quelques mois plus tard, sur la liste de contacts de la plupart de mes amis et semblait plus active socialement avec eux que moi!  J’étais plutôt dépassé en croyant que nous nous disions presque tout en personne, par courriel ou au téléphone!  Je me suis donc forcé, malgré moi, à m’intéresser à Facebook…

Finalement, c’est assez captivant!  Comme le mentionne Cécile Gladel dans son billet Facebook: pour ou contre?, il y a deux façons de percevoir le site: « Il y a les pour et les contre.  Généralement les contre ne connaissent pas Facebook. Les pour l’utilisent. »  J’admets que je critiquais le site sans trop le connaître.  Maintenant, je consulte souvent le profil de mes amis pour savoir ce qui se passe dans leur vie, je regarde leurs photos avec plaisir, je n’oublie plus leur fête, je m’assure de ne pas rater d’événements, je laisse parfois des commentaires, etc.  Je reconnais aussi qu’il est intéressant de savoir ce que sont devenues des personnes chères que nous avons avons perdues de vue au fil du temps.  En vieillissant, en raison de l’emploi du temps de chacun, on s’aperçoit qu’il est difficile de fréquenter tous ses amis régulièrement (surtout s’ils habitent à l’étranger) et Facebook offre un moyen de le faire de façon plutôt dynamique.  Enfin, lorsque j’ai créé le groupe S’entraîner pour entraider pour promouvoir le site Internet du même nom, j’ai également constaté l’ampleur que pouvait prendre un réseau social lorsque nous voulons rejoindre des gens rapidement.  Bref, quand nous connaissons nos besoins et que nous nous attardons seulement sur ce qui nous intéresse, Facebook est très pertinent et mérite une visite quotidienne, au même titre qu’un service de courrier électronique.

Néanmoins, certains trucs m’agaçent encore.  Tout d’abord, je ne comprends toujours pas ceux qui collectionnent les amis sans réellement (ou même sans vouloir) les connaître.  Où est l’intérêt?  Montrer qu’ils sont « cool »?  Qu’ils ont une vie sociale envieuse en regardant le profil de leurs amis, seuls un samedi soir?  Bon, je ne suis peut-être pas encore tout à fait converti à Facebook!  Autre point dérangeant: les « posts » incessants indiquant qu’un tel a participé à un concours auquel je pourrais moi aussi participer pour essayer de faire mieux que lui ou qu’un tel a besoin d’aide pour gagner des points additionnels dans un jeu.  Si on avait au moins la chance de gagner un toutou…  Enfin, bien qu’il soit plaisant de partager du contenu avec ses amis ou de partir une conversation basée sur une idée qui nous passe par la tête, est-il nécessaire de raconter les détails anodins de sa vie?  Je suis intéressé à suivre le parcours d’un ami en voyage, de connaître son opinion sur divers sujets, de partager ses états d’âmes suite à des faits cocasses, mais de savoir qu’il a mangé du spaghetti pour souper, qu’il est parti faire une brassée de lavage ou que son chat perd du poil, c’est disons…moins pertinent!  En revanche, depuis que j’utilise l’application RSS Graffiti pour publier mes billets automatiquement sur Facebook, certains doivent sûrement se dire : « On s’en fout de son blogue! »  C’est donc de bonne guerre et chacun peut bien utiliser le site à sa guise, selon ses besoins.

Voici un dessin amusant tiré du blogue L’actu en patates de Martin Vidberg (billet: Faut-il s’inscrire sur Facebook?) rappelant qu’il faut tout de même faire un peu attention à son image sur les réseaux sociaux:

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Le journalisme est-il en danger?

Depuis l’apparition des blogues et des autres formes de web social, la circulation de l’information se fait beaucoup plus rapidement et à très grande échelle.  Il n’est pas rare que des nouvelles soient publiées par de simples internautes, par exemple sur Twitter, avant même que les journalistes n’aient eu le temps de le faire.  Ce n’est maintenant plus un secret, l’industrie des médias traditionnels est confrontée à d’énormes changements au niveau des façons de faire et de divulguer les nouvelles.  Elle doit s’y adapter si elle veut survivre.

L’article ÉTUDE: journalisme et nouveaux médias (juillet 2010) fait état d’une étude portant sur la perception des journalistes face à leur avenir.  En résumé, même s’il y a une certaine incertitude en ce qui concerne le futur des médias hors-lignes, on remarque que les journalistes sont dans l’ensemble satisfaits de leur travail.  Sur ceux qui ont été interrogés (774 dans plus de 21 pays), 46% affirment devoir travailler plus fort qu’avant, alors que 46% estiment que leur travail s’est amélioré avec l’émergence des médias sociaux.  50% d’entre sont d’avis que leurs publications hors-lignes disparaîtront un jour, mais 40% croient que la transition vers un nouveau média entraînera de nouvelles opportunités.  En fait, seulement 15% des journalistes disent ne pas publier leurs articles via des médias sociaux.

Ces chiffres démontrent une ouverture de la part de l’industrie journalistique, alors je ne crois pas, du moins à court ou à moyen terme, que les adeptes du web social pourront supplanter le travail des journalistes.  Personnellement j’aime bien pouvoir compter sur diverses sources d’informations, c’est-à-dire des faits rapportés et des opinions.  Les médias traditionnels ont certes été bouleversés par certains scandales journalistiques au cours des dernières années, notamment lors de la guerre d’Irak, où on affirmait que Saddam Hussein détenait des armes de destruction massive, ce qui n’était pas le cas.  Dans l’article Médias en crise, paru en 2005 dans Le Monde diplomatique, on mentionne que deux géants de l’industrie du médias, possédant plusieurs journaux et magazines, sont la propriété de deux fabricants d’armes, qui peuvent contrôler le type d’informations à diffuser dans leurs publications.  Ce genre de situations, où les faits ne sont pas rapportés correctement ou manipulés par de hautes instances, peut nuire à la crédibilité du journalisme.  Avec Internet, les lecteurs ont maintenant d’autres options.  L’auteur de Médias en crise amène un argument intéressant: « beaucoup de lecteurs préfèrent la subjectivité et la partialité assumées des bloggers à la fausse objectivité et à l’impartialité hypocrite d’une certaine presse ».  Donc, face à l’ascension rapide d’Internet et des blogues, les médias traditionnels ont commencé à s’adapter, ce qui fait qu’aujourd’hui, tous les grands journaux possèdent leur site Internet pour diffuser des nouvelles (il faut parfois payer) et plusieurs journalistes ont un blogue sur lequel ils donnent leur opinion à propos de divers sujets d’actualité.

Toutefois, il ne faut pas croire non plus que le journalisme n’aide pas la blogosphère.  Lorsque nous naviguons sur Internet, nous constatons que plusieurs billets sont liés à l’actualité et ce ne sont pas tous les blogueurs qui sont témoins des faits qu’ils rapportent.  Ces faits proviennent souvent d’articles (ou enquêtes) publiés par des journalistes.  Disons que les blogueurs vont rarement sur le terrain et dans les conférences de presse!  Ils n’y ont souvent même pas accès!

Alors, le journalisme est-il en danger?  Non, car la majorité des journalistes et médias s’adaptent à la nouvelle technologie.  Par contre, la compétition est désormais féroce, car il y a beaucoup d’indépendants qui sont également capables de rapporter les nouvelles.  Les grands joueurs devront ainsi s’assurer de bien promouvoir leurs sites pour demeurer chefs de file.

Voici un extrait d’une chronique du journaliste Franco Nuovo, intitulée Un blogue, quossa donne? et publiée dans le Journal de Montréal en 2006.  Vous verrez un exemple de manque d’ouverture qui risquerait de nuire au journalisme si tous ceux œuvrant dans le domaine avaient la même mentalité:

  • « Le patron m’a demandé si, éventuellement, cela pouvait m’intéresser de bloguer? Euh… Réponse peu édifiante, j’en conviens, mais sur le coup je n’en avais pas d’autres. En fait, je n’y avais jamais pensé. Suis-je donc à ce point dépassé? Je n’ai pas de blogue et je n’ai pas pensé à m’en créer un. Hon! Un dinosaure ! Voilà ce que je suis, un dinosaure dans un monde où, paraît-il, il se crée plus d’un blogue par seconde.  En fait, la chose ne m’a jamais vraiment intéressé. J’ai bien jeté un oeil à la prose de l’un ou de l’autre à l’occasion, mais ça me laisse plutôt froid. Je trouve les blogues – ceux de certains collègues, ceux du blogueur ordinaire en général – plutôt banals, souvent sans rigueur, et rédigés dans la plupart des cas, même ceux de certains écrivains, dans une langue un peu paresseuse. »

Franco Nuovo a maintenant son blogue, ce qui est, malgré tout, une belle preuve d’adaptation à la nouvelle réalité!

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Des blogueurs corrompus?

Quand on recherche de l’information sur un blogue, il est important qu’elle soit crédible et qu’elle inspire confiance.  Dans la théorie du web social, on stipule que la confiance indique une perception positive quant à la fiabilité et la bonne foi d’une personne, alors que la crédibilité est aussi une perception liée à la fiabilité, mais plutôt par rapport à une information.  Ainsi, plus une information semble crédible pour nous, plus nous sommes enclins à la croire.

Sachant qu’un blogueur est supposé donner SON opinion, par exemple sur un produit qu’il a essayé, que devons-nous penser de lui s’il a en fait été rémunéré pour le promouvoir?  L’information donnée est-elle crédible?  Pouvons-nous faire confiance au blogueur?

Dans l’article La crédibilité des blogueurs à l’épreuve du marketing, on mentionne que les blogueurs influents sont de plus en plus sollicités par des entreprises qui leur envoient des produits gratuitement pour qu’ils en parlent.  Apparemment que les professionnels du marketing encouragent les blogueurs à être transparents et à spécifier le cadre dans lequel ils ont testé le produit.  Cependant, il est selon moi difficile de réellement dire ce qu’on pense d’un produit quand nous sommes payés pour le faire et que ce produit nous a été donné de surcroît.  Disons que l’appât du gain a parfois tendance à influencer une opinion…

Plusieurs blogueurs indiquent une mention spéciale au début de leur article quand il est sponsorisé, comme le démontre l’image ci-dessus, tirée du billet Blogueurs sous influence.  Cela permettrait au lecteur de savoir qu’il s’agit principalement d’une publicité et non d’une opinion du blogueur.

Peu importe, je trouve qu’il est regrettable que la publicité finisse toujours par nous rattraper.  Il est intéressant de consulter des blogues indépendants qui contiennent de précieuses informations.  S’il faut commencer à distinguer les articles réels des articles promotionnels, la blogosphère risque de perdre des adeptes.  N’y a-t-il pas suffisamment d’autres endroits pour envahir les gens de propagande?  Sans doute, mais avec les millions de lecteurs qui consultent les blogues quotidiennement, l’opportunité est alléchante pour les spécialistes du marketing et ils ne manqueraient jamais une telle occasion de s’immiscer.

Soyez sans crainte, ce billet a été rédigé dans les règles de l’art des blogues et je n’ai reçu aucun cachet! Vous pouvez me faire confiance, ce que je dis est crédible.  Donc si on m’offre de l’argent, je répondrai NON! euh…

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Bloguer…à ses risques et périls!

Je suis d’accord, le titre peut sembler effrayant au premier coup d’œil, mais laissez-moi m’expliquer et vous comprendrez ensuite où je veux en venir!

L’émergence du web social a permis à des millions de personnes dans le monde de s’exprimer sans barrière, sans procédure, sans soucis.  C’est du moins ce à quoi un blogue est supposé servir: permettre aux gens d’écrire ce qu’ils veulent, quand ils le veulent.  Évidemment, si le blogueur est obscène, vulgaire, violent ou  incompréhensible, il n’aura tout simplement pas de lecteurs, sans conséquence majeure.  Vous aurez sans doute deviné qu’il est question ici de liberté d’expression.

Par définition, la liberté d’expression est le droit naturel que possède tout individu d’exprimer librement ses opinions verbalement ou par écrit sous réserve des dispositions du Code pénal et des lois relatives à la diffamation (Grand dictionnaire terminologique).  En d’autres mots, chacun peut dire ce qu’il veut, tant que ça ne porte pas atteinte à autrui et que les droits d’auteurs sont respectés.

Alors, sommes-nous réellement libres avec nos blogues?  Dans le billet Blog, liberté d’expression, propriété intellectuelles et droits d’auteur: quelles tendances?, on aborde certaines restrictions s’appliquant à la publication de contenu sur Internet.  L’auteur mentionne que nous sommes responsables de nos actes et nous devons rendre des comptes de nos agissements aussi bien en ligne que hors-ligne.  Tout d’abord, on ne peut pas utiliser une marque déposée à notre guise.  Par exemple, il faut dire bateau à pédales et non Pedalo (je l’ai écrit! Suis-je déjà dans le trouble? Surtout que, selon Wikipédia, les fabricants de ce produit ne tolèrent aucune utilisation générique).  Ensuite, il ne faut faire aucune diffamation et la ligne peut être très mince entre diffamation et critique.  Enfin, tout ce qui apparaît sur le blogue est soumis aux droits d’auteur.

Maintenant que nous avons vu les prérequis à respecter lors de la rédaction d’un blogue, je suis convaincu que certains se disent: c’est bien beau tout ça, mais est-ce qu’il y a vraiment des gens qui vérifient?  Eh bien oui, et pour le démontrer, voici quelques exemples.

  • L’affaire Fuzz: fuzz.fr est un site français qui a été poursuivi par l’acteur Olivier Martinez pour avoir repris une information portant atteinte à sa vie privée (une histoire de relation amoureuse avec une chanteuse australienne).  Le jugement mentionne notamment que les éditeurs ayant des plate-formes de blogues devraient être responsables du contenu de leurs sites. (Pour plus de détails: Les pros du Web 2.0 inquiets de l’affaire Fuzz)
  • Membre de Blogasty poursuivis pour diffamation (je cite l’auteur):  « je me fais …. agresser …. par un bureau d’avocats ( que je ne citerai pas non plus ) parce que quelques mots clés laissant présumer qu’il se serait passé quelque chose, à une époque par une certaine personne, se trouveraient dans le cache de Google, il s’agirait de certaines pages de Blogasty ». (Pour plus de détails: La liberté d’expression s’arrête là où le blog commence).
  • Censures de blogues en Tunisie: plusieurs blogues sont censurés parce qu’ils « traversent les “lignes jaunes” qui encadrent tous les médias en Tunisie, en écrivant sur des sujets totalement ignorés par les médias traditionnels locaux ».  (Pour plus de détails et pour consulter une liste de blogues censurés dans ce pays: Tunisie: Réduire au silence la liberté d’expression sur Internet).

Il ne s’agit que de quelques exemples, mais cela démontre bien que des cas vont loin et que nous ne savons jamais qui peut lire le billet.  Certains projets de lois sont également proposés pour contrôler ce qui est diffusé sur Internet.  En voici deux exemples, chez nos cousins français:

  • Proposition de loi du Sénateur Masson visant à supprimer le droit à l’anonymat des blogueurs: Pourtant, « les blogueurs qui choisissent l’anonymat le font pour des raisons liées à leur vie professionnelle ou personnelle. Sans cet anonymat, beaucoup arrêteraient de bloguer ». (Pour plus de détails: Défendons la liberté d’expression sur Internet)
  • La loi Hadopi ou loi Création et Internet: loi française qui sanctionne le partage de fichiers en pair à pair lorsque ce partage constitue une infraction au droit d’auteur. (Pour plus de détails: Loi Hadopi)

Il ne faut évidemment pas s’empêcher de donner son opinion ou de rapporter des faits sur Internet, mais il faut tout de même garder en tête que nous ne sommes pas entièrement libres d’agir comme bon nous semble, même lorsque nous rédigeons un blogue.  Les lois traditionnelles s’appliquant pour la rédaction d’œuvres littéraires, d’articles ou d’essais sont également en vigueur pour le contenu sur Internet.  Heureusement pour nous, nous vivons dans un pays où il n’y a pas réellement de censure.  Dans le billet La qualité de la blogosphère québécoise, l’auteur François Marginean mentionne que la blogosphère québécoise n’est certes pas aussi aussi vaste et bien développée que celle de la France, mais elle a l’avantage d’être la plus libre.  Alors profitons-en et exprimons-nous!!

Je vous laisse sur une citation de cet auteur: « La liberté d’expression est plus qu’un droit qu’on doit réclamer. La seule manière efficace de la protéger est en fait d’exercer ce droit fondamental. Si on exerce ce droit rigoureusement, avec respect et intégrité, tout en étant honnête dans sa démarche, un peuple ne peut que s’enrichir mutuellement et grandir.

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LinkedIn: le Facebook des professionnels?

Depuis que je m’intéresse davantage au web social, je dois admettre que ma façon de percevoir et d’utiliser Internet a beaucoup changé.  Suite à mon dernier billet intitulé Initiation à MySpace, j’ai poursuivi mes recherches sur les différents réseaux sociaux populaires.  Voilà que je suis tombé sur LinkedIn, un site beaucoup plus sérieux que Facebook ou MySpace dans sa raison d’être, mais combien utile!  Certains diront peut-être qu’il était temps que je le découvre, ayant une formation en gestion et étant supposé être conscientisé sur l’importance de bien gérer son réseau professionnel, mais il n’est jamais trop tard pour évoluer!  Alors, en quoi consiste LinkedIn?

LinkedIn vise à optimiser le réseau professionnel de l’utilisateur et son objectif se résume en trois grands volets:

  1. Reprendre contact: permet de retrouver d’anciens collègues ou camarades d’études
  2. Mousser une carrière: facilite la recherche d’emplois et d’opportunités d’affaires
  3. Consulter des experts: des milliers d’experts sont inscrits sur le site, il est donc possible d’entrer en contact avec eux

En fait, LinkedIn ressemble à tout autre réseau social, en ce sens que l’utilisateur crée son profil, ajoute des contacts à sa liste et discute avec eux au besoin.  La différence avec un site comme Facebook où l’on divulgue certains traits de sa vie personnelle (intérêts, passe-temps, situation amoureuse, etc.), le profil dans LinkedIn représente le cheminement professionnel de l’individu.  Le curriculum vitae peut même être inséré.

Sur le site, on indique que les principales fonctionnalités sont:

  • Gérer les informations rendues publiques sur vous en tant que professionnel
  • Trouver des clients potentiels, des prestataires et des experts spécialisés qui sont recommandés et leur être présenté
  • Créer des projets et collaborer dessus, rassembler des données, partager des dossiers et résoudre des problèmes
  • Être trouvé pour des opportunités professionnelles et trouver des partenaires potentiels
  • Obtenir de nouvelles informations par le biais de discussions privées avec des professionnels partageant vos idées
  • Découvrir des relations internes qui peuvent vous aider à décrocher un travail et à préparer une proposition commerciale
  • Publier et distribuer des offres d’emploi afin de trouver les meilleurs candidats pour votre entreprise

Selon Wikipédia, la liste de contacts des utilisateurs représente des personnes qu’ils connaissent et avec qui ils n’hésiteraient pas à faire des affaires.  Dans le billet LinkedIn, pour construire votre réseau professionnel, on mentionne que pour les membres, le site est un outil de gestion de réputation en ligne et de branding personnel.  L’auteur résume bien le fonctionnement du site:

  • Lorsque vous devenez membre, vous pouvez créer un profil qui résume votre expertise et vos accomplissements professionnels.  Vous pouvez ensuite former des liens durables en invitant des relations que vous estimez à adhérer à Linkedln et à se connecter avec vous. Votre réseau se compose de vos relations, des relations de vos relations et des personnes qu’elles connaissent, ce qui vous lie à un nombre élevé de professionnels et d’experts qualifiés.

Pour bien optimiser l’usage du site, des conseils très intéressants sont donnés dans le billet 8 trucs pour développer vos affaires via LinkedIn.  L’auteure mentionne qu’il ne suffit pas simplement de collectionner les contacts et d’attendre qu’il se passe quelque chose, car vous pourriez être déçus.  Il faut également être actif et investir un peu de son temps.  Puisque les trucs sont déjà très bien synthétisés, je me permet de les copier intégralement (pour plus de détails, n’hésitez pas à consulter l’article):

  1. Établissez d’abord votre stratégie. Déterminez qui sont vos clients potentiels et les partenaires que vous recherchez.  Par la suite, rédigez votre profil en fonction de leurs besoins.
  2. Pensez aux 4C suivants : campagne, contacts, confiance, crédibilité. Votre profil est votre principal outil de promotion, utilisez-le comme clé principale de votre campagne LinkedIn.  Le but de vos efforts sociaux est de favoriser une interaction avec vos clients et partenaires potentiels.  Assurez-vous donc que votre profil les interpelle et les incite à entrer en contact avec vous.  Enfin, sur le web, tout est une question de crédibilité, donc de confiance.  Utilisez donc la fonction de recommandation professionnelle pour rassurer votre public.
  3. Personnalisez votre présence. Votre signature de courriel et vos badges personnalisés sont des outils efficaces qui sont faciles à créer.
  4. Élargissez votre réseau. Invitez vos contacts d’affaires, vos collègues de travail et vos anciennes connaissances d’études.  L’objectif est de profiter de leur réseau!  Vous pouvez bénéficier d’une communauté élargie de millions de personnes en bâtissant un réseau d’une centaine de contacts seulement!
  5. Faites partie de groupes ciblés. Adhérez à des groupes en fonction de vos objectifs d’affaires et invitez les membres de ceux-ci à joindre votre réseau.
  6. Cherchez et trouvez vos contacts professionnels potentiels. Fouillez votre réseau élargi à la recherche des clients potentiels et des partenaires qui peuvent faire avancer votre entreprise ou votre carrière.  LinkedIn vous permet de filtrer et de sauvegarder vos recherches.  Il agit également comme un CRM (Customer Relationship Management) puissant pour gérer vos contacts.
  7. Communiquez, interagissez, réseautez. C’est maintenant le temps d’entrer dans la danse.  Trouvez des raisons et des occasions pour susciter la discussion sur des sujets que vous maîtrisez et qui intéressent vos cibles.  En créant du contenu ou en participant activement à des groupes de discussion, vous vous positionnez comme un membre utile qui agit à titre de référence.  Trouvez finalement des façons originales de venir en aide aux membres de votre réseau au lieu de les solliciter directement avec vos produits et services.
  8. Donnez au suivant… et récoltez au tournant! Les médias sociaux proposent une nouvelle voie de développement d’affaires, mais il s’agit d’une approche radicalement différente des anciennes méthodes axées sur l’offre. Aujourd’hui, il faut donner pour recevoir… Aidez d’abord et récoltez ensuite!

LinkedIn, qui a été lancé en 2003, totalisait près de 65 millions de membres à travers le monde en avril 2010 et 70 millions en juin (Wikipédia).  Nous pouvons donc constater qu’il est en pleine expansion.  Contrairement à un site comme MySpace qui a été détrôné par Facebook, un concurrent direct qui s’est mieux ajusté au marché, LinkedIn vise un secteur plus spécialisé, ce qui en fait présentement un pionnier des réseaux professionnels.  Avec une augmentation de 5 millions de membres en l’espace d’un trimestre, nous n’avons certainement pas fini d’en entendre parler!

Un site comme LinkedIn est très intéressant pour les professionnels qui veulent se construire un réseau.  Il permet de dissocier les amis que l’on trouve sur des sites comme Facebook des contacts d’affaires qui n’ont pas nécessairement besoin (et envie) de savoir que vous étiez dans une fête arrosée la semaine dernière!  Le fondateur de LinkedIn, Reid Hoffman, a fait une citation plutôt cocasse qui illustre bien cette situation: « MySpace, c’est le bar, Facebook, c’est le barbecue au fond du jardin, et LinkedIn, c’est le bureau. »  Ainsi, ceux qui utilisent Internet seulement pour le divertissement n’ont pas de réel intérêt à opter pour LinkedIn.  Toutefois, je crois que le site n’est pas encore très connu, malgré ses 70 millions de membres.  D’après-moi, les gens s’en servent davantage pour se chercher un emploi que pour bâtir un réseau professionnel solide.  Une fois l’emploi trouvé, ils n’y retournent pas.  Ils s’en servent ainsi comme complément à des sites comme Jobboom, Monster ou Workopolis.  Je serais d’ailleurs curieux de savoir combien de mes collègues, ayant un emploi permanent, possèdent un compte sur LinkedIn.  Le nombre ne doit pas être trop élevé… Ce sera aux dirigeants de s’assurer que les fonctionnalités de leur site sont bien comprises, peut-être grâce à plus d’efforts marketing.  Il ne faut pas oublier non plus que les gens sont probablement plus enclin à converser pour le plaisir avec des amis sur une base régulière qu’à discuter sérieusement avec des contacts pouvant peut-être devenir salutaires au niveau professionnel.

Le potentiel est néanmoins immense et je n’hésiterai pas à m’ouvrir un compte.  Qui sait où peut nous mener notre réseau?  Comme on dit, on provoque sa chance, alors aussi bien profiter de tous les outils mis à notre disposition.  Si je tombe sur une opportunité d’affaires incroyable grâce à mon réseau sur LinkedIn, je serai bien content de l’avoir bâti!

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