Sur Facebook, malgré moi…

Moi qui était contre Facebook jusqu’à tout récemment, voilà que je suis tombé dans le piège!  Je consulte maintenant mon compte quotidiennement!  Comment ai-je bien pu en arriver là?

J’ai longtemps affirmé, à qui voulait bien l’entendre, que je n’avais pas de temps pour un site comme Facebook, que mes amis, je les voyais en personne et que je ne tenais pas nécessairement à entrer en contact avec d’anciennes connaissances, juste pour le plaisir de collectionner des « amis ».  David Lobjoie, dans son billet intitulé Peut-on ne pas aimer Facebook?, résume bien le tout: « comment peut-on avoir autant « d’amis » et surtout entretenir de vraies relations avec eux d’humain à humain, en passant autant de temps à mettre son profil à jour, en s’ajoutant des applications et en répondant à tous les messages reçus assis devant son ordinateur? »

Après quelques années de bataille « acharnée » et d’obstination quasi totale (j’avais tout de même déjà un compte Facebook que je consultais très occasionnellement), j’ai réalisé que je n’étais pas toujours au courant de ce qui se passait dans la vie de mes amis et que je manquais même certains événements palpitants.  La raison?  Tout avait été discuté sur Facebook!  Même ma sœur, qui n’utilisait pas encore d’ordinateur à l’automne 2009, était rendue, quelques mois plus tard, sur la liste de contacts de la plupart de mes amis et semblait plus active socialement avec eux que moi!  J’étais plutôt dépassé en croyant que nous nous disions presque tout en personne, par courriel ou au téléphone!  Je me suis donc forcé, malgré moi, à m’intéresser à Facebook…

Finalement, c’est assez captivant!  Comme le mentionne Cécile Gladel dans son billet Facebook: pour ou contre?, il y a deux façons de percevoir le site: « Il y a les pour et les contre.  Généralement les contre ne connaissent pas Facebook. Les pour l’utilisent. »  J’admets que je critiquais le site sans trop le connaître.  Maintenant, je consulte souvent le profil de mes amis pour savoir ce qui se passe dans leur vie, je regarde leurs photos avec plaisir, je n’oublie plus leur fête, je m’assure de ne pas rater d’événements, je laisse parfois des commentaires, etc.  Je reconnais aussi qu’il est intéressant de savoir ce que sont devenues des personnes chères que nous avons avons perdues de vue au fil du temps.  En vieillissant, en raison de l’emploi du temps de chacun, on s’aperçoit qu’il est difficile de fréquenter tous ses amis régulièrement (surtout s’ils habitent à l’étranger) et Facebook offre un moyen de le faire de façon plutôt dynamique.  Enfin, lorsque j’ai créé le groupe S’entraîner pour entraider pour promouvoir le site Internet du même nom, j’ai également constaté l’ampleur que pouvait prendre un réseau social lorsque nous voulons rejoindre des gens rapidement.  Bref, quand nous connaissons nos besoins et que nous nous attardons seulement sur ce qui nous intéresse, Facebook est très pertinent et mérite une visite quotidienne, au même titre qu’un service de courrier électronique.

Néanmoins, certains trucs m’agaçent encore.  Tout d’abord, je ne comprends toujours pas ceux qui collectionnent les amis sans réellement (ou même sans vouloir) les connaître.  Où est l’intérêt?  Montrer qu’ils sont « cool »?  Qu’ils ont une vie sociale envieuse en regardant le profil de leurs amis, seuls un samedi soir?  Bon, je ne suis peut-être pas encore tout à fait converti à Facebook!  Autre point dérangeant: les « posts » incessants indiquant qu’un tel a participé à un concours auquel je pourrais moi aussi participer pour essayer de faire mieux que lui ou qu’un tel a besoin d’aide pour gagner des points additionnels dans un jeu.  Si on avait au moins la chance de gagner un toutou…  Enfin, bien qu’il soit plaisant de partager du contenu avec ses amis ou de partir une conversation basée sur une idée qui nous passe par la tête, est-il nécessaire de raconter les détails anodins de sa vie?  Je suis intéressé à suivre le parcours d’un ami en voyage, de connaître son opinion sur divers sujets, de partager ses états d’âmes suite à des faits cocasses, mais de savoir qu’il a mangé du spaghetti pour souper, qu’il est parti faire une brassée de lavage ou que son chat perd du poil, c’est disons…moins pertinent!  En revanche, depuis que j’utilise l’application RSS Graffiti pour publier mes billets automatiquement sur Facebook, certains doivent sûrement se dire : « On s’en fout de son blogue! »  C’est donc de bonne guerre et chacun peut bien utiliser le site à sa guise, selon ses besoins.

Voici un dessin amusant tiré du blogue L’actu en patates de Martin Vidberg (billet: Faut-il s’inscrire sur Facebook?) rappelant qu’il faut tout de même faire un peu attention à son image sur les réseaux sociaux:

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3 commentaires pour Sur Facebook, malgré moi…

  1. Ping : Risque, dépendance | Mdoumbia's Blog

  2. Ping : S’entraîner pour entraider: bilan de l’initiative | L'univers de Charles Pauzé

  3. David Morin dit :

    Vivre Facebook!

    Eh Oui, l’invention de notre décennie sera certainement la puissance et la logique derrière les réseaux sociaux. J’avoue que la tentation est grande. Devant la page d’inscription de Facebook, il est difficile de rester indifférent à cette plateforme qui publie des vidéos, des messages, des chats, des applications, des jeux et liens entre les amis! Pour ma part, j’ai trouvé une multitude d’amis du primaire et du secondaire. Par contre, à part de les « collectionner » je ne vois aucun autre intérêt de fréquenter une personne que je n’ai pas parlé et vue depuis 25 ans. C’est juste sympathique.

    Pour les amis proches, je considère les réseaux sociaux comme un bon moyen de maintenir le contact. Je me range derrière l’idée que plusieurs trucs sont agressants tels que les messages et les envois de cadeaux virtuels.

    Pour la notion de vie privée, il faut simplement demeurer vigilant et sélectif dans notre choix d’amis. Les réseaux sociaux sont des vrais réseaux d’amis lorsqu’ils sont l’extension de notre monde réel. Donc, si nous n’avons pas de vie sociale, il serait plus adéquat d’investir dans celle-ci.

    David

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